....................................... .......................................

Recette :
Pôchouse
D’UNE VERSION A L’AUTRE

a recette qui suit, est celle, officielle, reconnue par la confrérie de la pôchouse, et servie sur la table de Evelyne et Dominique Lauriot, à "L’Hostellerie bourguignonne".

"Pour faire une bonne pôchouse : employer 4 sortes de poissons, brochets et perches (à chair maigre) anguilles et tanches (à chair grasse).

Préparer les poissons et les couper en morceaux.
Tapisser le fond de la sauteuse de gousses d’ail écrasées, assaisonner de gros sel, poivre concassé et d’une branche de thym.

Disposer les poissons sur l’ail, mouiller de vin blanc sec de Bourgogne , couvrir et porter à ébullition.


Flamber puis lier la sauce avec un beurre manié. Laisser mijoter vingt minutes.

Dresser les morceaux dans le plat, passer la sauce au chinois et napper le poisson.

Garnir avec des croutons frits au beurre et frottés à l’ail."
L’anguille, très présente à Verdun, symbole de la rencontre entre les deux grandes rivières.

Cette autre version, est la première connue. Elle est l’oeuvre d’un certain Annibal de Montchanut, condisciple de Ponthus de Thyard (1521 - 1605), et amène, qualité d’expression aidant, d’autres couleurs et saveurs à notre pôchouse.

"Coupe en tronçons brochet, anguille, perche et lotte,
Mets dans la casserole en terre du bon lard,
Beaucoup de beurre frais, petit vin blanc gaillard,
Puis le bouquet garni, l’oignon, l’ail, l’échalotte.

"Qu’à petit feu, ce plat respectable mijote,
Qu’il soit jaune, onctueux, non liquide et blafard,
Seul un vil gargotier ose offrir au regard
Du poisson délavé qui, dans la sauce, flotte,

"Et flambe. Mais, pardon, j’allais oublier un détail :
Glisse en ton coquenard des croutons frottés d’ail.
Tout cela, diras-tu, n’est guère poétique.

"Je réponds : Si Pétraque avait vanté ce plat
Votre petite bouche en ferait état.
Qu’il n’en mange jamais celui qui me critique."


Par Lyonel Leconte, meilleur sommelier de France
"Pour accompagner la pôchouse, un vin blanc sec s’impose en toute circonstance ! A ce plat de caractère aux saveurs très relevées par l’ail, les herbes et l’acidité de la sauce au vin blanc, il convient de chosiir un vin blanc très nerveux et de riche constituiton.
Pour lui conserver son accent bourguignon, un premier cru de chablis (Montée de Tonnerre ou Mont de milieu), 1988 ou 1991, sera un partenaire idéal tout comme un Val de Loire, un Savennières ou un Vouvray sec."




© 1995 VIDEO COMPANY Tous droits réservés, Création BORKOWSKI.P